Le ciel est gris lorsque nous retrouvons les sept participantes au pied de la chaise de la place des Nations.

Nous nous rendons au Musée de la Croix-Rouge et visitons l’exposition temporaire : EXIL.

Plus de trois cents photos sont à disposition des visiteurs qui sont encouragés à les prendre en main, les regarder. En les retournant, on peut connaître les circonstances dans lesquelles, elles ont été prises ainsi que le nom du photographe.

Les premières datent de la guerre d’Espagne, les dernières de 2017. Le point commun de toutes ces photos d’exilés est la même détresse, le même dénuement des réfugiés que le photographe a saisi.

Tenir ces photos, regarder ces hommes, femmes et enfants dans les yeux est troublant.

Chaque participante a, alors, choisi un cliché, puis s’est glissée dans la peau d’une des personnes photographiée et a raconté son parcours jusqu’au moment de la prise de vue.

 

Nous avons quitté le musée pour nous rendre au Comptoir gourmand du musée de l’Ariana. C’est dans ce lieu lumineux et accueillant que nous avons partagé nos premiers textes et écrit le suivant.

 

La deuxième consigne demandait, à partir de la même photo, d’adopter le point de vue du photographe. Chacune a inventé la vie du photographe et a tenté de saisir les motivations de cet homme.

Lors les discussions, autour de l’exposition nous avons évoqué la ligne très ténue, entre une position de voyeur créant un malaise et de témoignage de la réalité.

C’est une exposition, visible jusqu’au 25 novembre, mérite d’être visitée tant par son originalité que par les réflexions qu’elle suscite.