Nous nous retrouvons au complet sur la place des canons à Genève. La vieille ville est en effervescence pour ce deuxième tour de l’élection du Conseil des États.

 

L’exposition « Pionniers de la photographie » à la maison Tavel retrace fidèlement les origines de la photographie : du daguerréotype à celle en trois dimensions.

Les premiers ateliers de photographie s’adressent à une nouvelle bourgeoisie, désireuse de se constituer une galerie de portraits identique à celle des aristocrates. La mise en scène et le temps de pause plusieurs minutes des premières photographies ne sont pas sans évoquer les rituels des peintres portraitistes.

Le matériel encombrant et le temps de pause empêchent, dans un premier temps les prises de vue en extérieur. Il faut attendre plusieurs années marquées par l’évolution des techniques de développement, mais également  l’amélioration de la taille des appareils pour qu’émerge ce nouveau métier : photographe.

Il trouve une place à côté de celles des peintres, calmant les craintes de ces derniers lors de l’avènement de la photographie.

Cette exposition riche nous entraîne dans un passé lointain et proche tout à la fois. Elle se visite jusqu’au 29 mars 2020.

 

Après une petite marche, le groupe entier se retrouve pour écrire les trois consignes du jour.

Après avoir choisi un portrait, chaque participant se glisse dans la peau de la personne photographiée et  nous fait part des pensées qui l’animent pendant le temps de pause long.  A l’époque, il fallait rester immobile en tout cas une minute pour que l’image s’imprime sur la plaque.

Puis les participants s’imaginent être un photographe. Il nous explique les motivations qui l’ont poussé à choisir ce métier et les évolutions de ce dernier au fil du temps.

Pour conclure l’atelier, un vrai ou un faux acrostiche avec le mot « photographie ».

Les textes sont, comme souvent surprenants par leurs diversités et reflètent l’imaginaire fécond de chaque participant.

 

Suzanne