Face à la Maison Verte, située sur la place des Grottes, dernier témoin d’une mode « chalet suisse » qui a fait fureur jusqu’en 1914 environ, nous rencontrons les cinq participantes à l’atelier itinérant de ce dimanche 31 mars 2019. Nous profitons de l’hommage rendu dans ce quartier à Isabelle Eberhardt pour faire plus ample connaissance avec cette écrivaine genevoise.

 

Elle naît aux Grottes en 1877 : cadette d’une fratrie de six enfants, sa mère est russe d’origine allemande et son père un inconnu (vraisemblablement le précepteur de la famille). Enfant illégitime, éduquée sur un mode d’égalité des genres : thème qu’elle interrogera tout au long de sa vie.

Éprise d’orient, Isabelle Eberhardt part à vingt ans pour Algérie. Elle publie sous le pseudonyme de Mahmoud Saadi des reportages. Elle voyage déguisée en homme à travers le pays, s’intègre auprès des nomades, se convertit au Soufisme. Depuis toujours, elle refuse les conventions sociales. Sa langue pour écrire le désert, le vent, le sable est fine poétique.

Isabelle Eberhardt n’a que vingt-sept ans lorsqu’elle meurt en 1094, emportée par une crue.

 

La Maison Rousseau et de la Littérature en association avec la Maison Tavel exposent dans cette dernière des photos, des textes originaux d’Isabelle Eberhardt.

 

Le quartier des Grottes a peint des extraits des différents livres de l’écrivaine sur les vitrines des commerces et des murs. Au fil des lectures, on se promène dans ce quartier d’avant garde et rebelle, très animé en ce dimanche ensoleillé.

Chaque participante après avoir choisi une phrase d’Isabelle Eberhardt la complète par un texte libre.

Nous imaginons, ensuite une lettre qu’elle aurait pu écrire depuis l’Algérie à l’enfant qu’elle a été et qui serait restée en Suisse.

Qu’est-ce qu’Isabelle Eberhardt aurait écrit aujourd’hui ? À qui ? Et quel média aurait-elle choisi ? Chaque participante a répondu de manière originale à cette question.

Cette femme d’exception a inspiré des textes tour à tour engagés, sensibles et poétiques.

Suzanne