En ce dimanche 22 mai 2022, nous nous retrouvons devant le musée d’art et d’histoire de Genève pour visiter l’exposition sur les Surimono.

 

Le Surimono est une estampe japonaise particulière, tant dans sa forme ; de petites tailles, utilisant des techniques d’impression luxueuses et des palettes de couleur très riches que dans sa représentation : à côté du dessin, un texte est en lien avec la visée du Surimono. Ce dernier annonce une fête, un changement de nom pour un acteur, des vœux de Nouvel An.

La rédaction des textes était confiée à des clubs de kyôka. Le kyôka, une poésie « sans rime ni raison » ou « folle » parodiait des œuvres classiques et dont la signature loufoque dissimulait des auteurs réputés. Il comprenait la satire, le grivois, le burlesque et parfois même le non-sens.

 

Le Surimono évoque par certains aspects (annonce d’un événement) le flyer de notre époque.

 

Plusieurs propositions d’écritures sont faites aux participants.

Pour la première, chacun choisit et photographie un Surimono, qui évoque d’une manière ou d’une autre un événement de sa vie. Il rédige le texte qu’il voudrait voir figurer à côté du dessin. Plusieurs d’entre eux sont libellés sous forme de poème, libres dans la forme, ce qui rappelle les kyôka.

 

Poursuivant dans l’esprit des kyôka, nous demandons à chacun d’écrire des vœux à un groupe social. Beaucoup de textes sont teintés d’un engagement politique, en lien avec notre époque (écologie et guerre).

 

Finalement après avoir choisi une estampe non représentée dans l’exposition et chacun écrit une allégorie. Les textes sont riches et variés.

 

Le restaurant du musée, Le Barocco nous reçoit avec une grande gentillesse, ce qui nous permet de rester dans l’atmosphère inspirante de l’exposition.